“Dans un contexte sanitaire compliqué, il est irresponsable de ne pas respecter les mesures préconisées par l’Etat pour enrayer la pandémie. (…) Quel mépris pour les personnes fragiles du village..!”
Le message posté sur le groupe WhatsApp du village par son maire Jean-Claude Montlaur est sans équivoque : la douzaine de manifestants qui s’est réunie ce samedi 6 février avenue des Corbières à Albas est composée d’irresponsables qui agissent à la légère en bravant l’interdit décrété par le président de la République sur les rassemblements publics. Pire, ils méprisent les personnes fragiles du village. Mais ce matin du 6 février, aucune personne souffrant d’une quelconque fragilité ne semble participer à la manifestation. Quant à la supposée légèreté des participants, il suffit de discuter avec eux pour s’apercevoir qu’elle n’est qu’apparente. Mais le maire n’a pas jugé utile de traverser la rue pour venir les rencontrer. Il a confié la tâche à d’autres.
Irresponsabilité et mépris ?
Le maire condamne donc sans les rencontrer des manifestants qu’il juge irresponsables. Et, à défaut d’assurer ses responsabilités avec des irresponsables, il préfère confier son problème à d’autres, en l’occurrence à la maréchaussée et fait preuve du même coup de mépris aussi bien vis-à-vis des protestataires que vis-à-vis des gendarmes. C’est pratique le gendarme. Dans le dicton populaire, il se déplace toujours en binôme avec la peur. Le maire d’Albas veut donc faire peur à ce petit groupe hétérogène et pacifique venu jouer de la musique et entamer le dialogue sur les conséquences dramatiques de l’état d’urgence sanitaire. Le sale boulot, c’est pour les bleus qui passent d’un état d’urgence à l’autre, accumulent les risques et les rancœurs, tiraillés entre leur devoir de militaire et leur empathie grandissante pour une population désorientée devant les ordres et les contre-ordres envoyés par des dirigeants incompétents.
Irresponsabilité et mépris des dirigeants
Nos dirigeants, depuis le début de la pandémie, affirment tout et son contraire sans jamais s’en excuser. La contamination est impossible par voie aérosol et les masques inutiles. Ils ne doutent pas, ils affirment, et se trompent. Aujourd’hui, la muselière en papier est devenue obligatoire dans les lieux publics. Il faut en acheter en grand nombre car la plupart sont à usage unique. C’est la ruée vers les pharmacies pour les uns et la ruée vers l’or pour d’autres. Les mois passent. Des tonnes de masques jetables sont jetées, dans la rue, par les fenêtres, avec l’argent public jusqu’au jour où la presse révèle que le masque jetable était en fait lavable. Ni le fabricant ni le gouvernement n’en étaient bien sûr informés. Pire, le président a lui-même préconisé et porté un type de masque qui s’avèrera toxique. Où sont les irresponsables, monsieur le maire d’Albas ? Dans la rue ou dans les ministères ?
Sans dialogue, pas de démocratie
Mais vous n’êtes pas venu rencontrer les manifestants. C’est dommage. Vous auriez été écouté comme a été écouté le gendarme : avec calme et respect. Vous auriez pu responsabiliser ces fauteurs de troubles, leur exposer les dangers qu’ils faisaient, selon vous, courir à la population, en particulier aux plus fragiles. Vous auriez pu leur expliquer pourquoi trente personnes peuvent se réunir pour assister à des funérailles quand une douzaine n’a pas le droit d’en faire autant pour jouer de la musique. Peut-être auriez-vous logiquement autorisé à ces ectoplasmes de se réunir dans le cimetière du village ?
Mais vous n’êtes pas venu. C’est regrettable. Vous auriez pu constater que ce n’est pas par mépris pour les plus fragiles mais au contraire par respect pour eux que la manifestation se tenait, pour tous ces enfants obligés dès six ans de porter un masque à l’école, pour tous ces entrepreneurs ébranlés par la faillite, toutes ces personnes âgées tenues à l’écart de leur famille. Le chagrin qui s’accumule chez les uns, bien trop souvent les mêmes, en obligent d’autres à réagir. Ce samedi 6 février, au cœur de votre village, ce sont bien, monsieur le maire, quelques personnes responsables qui se sont réunies pour que l’on respecte les plus faibles.
Mais vous n’êtes pas venu. Et c’est bien triste car cela vous aurait peut-être évité de diffuser un message irresponsable et méprisant.
J’adore !! Bravo pour cette merveilleuse initiative humaine et bien plus saine que tout ce qui peut se tramer dans nos télés et journaux à scandale !!