Archives mensuelles : juillet 2020

Rectificatif au communiqué de la nouvelle équipe municipale

Quelques malencontreuses erreurs se sont glissées dans le dernier communiqué de la mairie qu’il convenait de rectifier :

“La nouvelle équipe municipale remercie la minorité des habitants du village pour la confiance qu’elle lui a accordée lors des dernières élections municipales.

Notre beau village a besoin de retrouver calme et sérénité après des semaines d’agressivité orchestrées par la nouvelle équipe à l’encontre de la liste d’opposition.

Notre programme sera mis en œuvre, quel que soit votre avis.

Vous pouvez néanmoins accéder aux informations concernant le village sur le site de la mairie www.embres-castelmaure.fr et consulter les comptes-rendus forts instructifs du conseil municipal.

Vous y apprendrez notamment que Patrick Mary qui s’était permis de diffamer en public un membre de la liste d’opposition a été élu deuxième adjoint et qu’il représentera la commune en l’absence de M. le Maire. Pour services rendus à la nouvelle équipe, il a été également proclamé délégué du Syndicat Audois d’Energies.

Pour toute question concernant le calme et la sérénité que cette promotion ne manquera pas de susciter dans le village, prenez contact avec le secrétariat de la mairie au 09 60 08 18 74 le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 8h à 11h45.

Il est aussi possible de s’exprimer sur les quatre panneaux municipaux situés devant la mairie, les deux sur la route de Villeneuve (devant l’Embrésienne et en haut du village) et devant le lotissement des Matels. Il convient également de préciser ici que ces panneaux ne doivent pas être utilisés pour porter physiquement atteinte aux membres de la liste d’opposition.

Les commissions suivantes sont accessibles à tous ceux qui veulent rétablir la justice et la transparence dans le village :

. Mensonge et Calomnie
. Favoritisme et Copinage
. Procuration et Piège à cons
. Excuse et Contrition

Le rossignol et le maître chanteur

Au matin du dernier dimanche des élections,
Devant le perron de la mairie
Je croise mon ami le héron
Qui m’avoue son désarroi
À la lecture de mes écrits
Dont le ton peu courtois
Le plonge dans un profond dépit.

Il me suggère d’alléger ma plume,
De la tremper dans l’azur
La rincer de son amertume
La charger d’air pur.
Il vaudrait mieux en effet
Pour la tranquillité du village
Éviter les outrages,
Couper mon sifflet.

La raison du héron
Est celle du plus fort;
Professeur des avions
Il ne peut avoir tort.

Je vais donc m’exécuter
Avant qu’un autre ne le fasse
Et pareil à la limace
Apprendre à ramper.

Sur les conseils de cet oiseau de haut vol
Je parlerai donc du beau ciel bleu d’Embres
Du chant mélodieux des rossignols
En prenant bien garde aux pataquès.

Dimanche dernier donc
Sous un soleil radieux
Jeunes et vieux
Ont rempli le tronc
Et choisi leurs favoris
Pour les représenter à la mairie.

C’était beau à voir, c’était merveilleux;
Ça rappelait le bon temps des colonies
Lorsque le maître venu d’un autre pays
Dictait sa loi aux pauvres gueux.

Par familles entières ils sont venus voter,
Inutile d’habiter au village pour y choisir son roi,
Il suffit que les enfants obéissent à papa
Et lui donnent procuration pour éviter la fessée.

Près d’une vingtaine d’étrangers
Qui n’habitent pas même les environs
Se sont ainsi exprimés
En faveur des colons.

Et le soir venu quand il s’agir de compter
Par le truchement d’une jolie bidouille
C’est bien tout un village qu’on dépouille
Du droit le plus essentiel, celui de s’exprimer.

L’autre soir en catimini
Sort de la mairie
Un aréopage de bécasses
Qui gloussent et qui croassent
Sous l’œil gourmand d’un eunuque
Dans son déguisement de grand duc.

Il a fait mijoter sa fricassée de fripouilles
Avant de la servir sur son lit de magouilles,
N’a reculé devant aucun effort
Pour faire le plus grand tort
A ceux qui dénonçaient
Ses multiples forfaits.

Il a fait porter la pire des calomnies
Sur un valeureux soldat de la Patrie
Qui, à peine remis de cette injure
Subissait à nouveau une blessure.

Malgré cela trois d’entre eux
Parmi les plus valeureux
Sont entrés au conseil
Et assurent la veille.

Mais tous ne sont pas fait du même cuir,
Et certains par peur,
se sont fait migrateurs,
Et quittés le navire.

Mon ami le héron qui affectionne
le beau chant du rossignol
voudrait que ma plume de corbeau
Evite les noms d’oiseaux.

Craint-il la visite impromptue
d’ornithologues pointus
Venus écouter le maître chanteur
Répandre ici la terreur,
Affublé d’une cocarde
Qu’il par la même brocarde ?

L’altitude aurait-elle eu raison de ses tympans
A tel point qu’il n’entend plus le sifflement de ses gens ?
Il est un monde dans lequel certains trop bien nés,
méprisent ceux qui du nid sont tombés.

Ces pteranodons assombrissent encore le ciel d’Embres,
obstruent l’azur que mon ami le héron s’obstine à voir.
Il me faut taire l’immense détresse,
lui faire plaisir, parler d’espoir.

Les deux pieds pris dans la vase,
Il ne voudrait voir que le bleu du ciel.
Il pourra donc tout aussi bien ignorer le fiel
Qui s’immisce malgré moi dans mes phrases
Et continuer à sourire à ceux qui se sentent trahis
Par ses amis les nantis.