Gerbe et flatulences du 11 novembre

Lettre ouverte à Patrick Mary

Qu’elles ont dû être longues pour toi ces minutes devant le monument aux morts d’Embres.

Patrick, le maire l’avait pourtant répété le matin même à travers tous le village par l’intermédiaire de ses haut- parleurs : Rendez-vous à 11h devant la mairie et non à 10.30 au cimetière…

Le rendez-vous de 10.30 au cimetière, c’était pour les gens qui refusaient de commémorer le 11 novembre avec le maire !

Ah, Patrick, mon petit Patrick, quand je t’ai vu arriver vers nous, bras dessus, bras dessous avec ta compagne, je me suis dit : tiens ! il a changé de bord. Soutenir un maire sans couilles c’est pour lui plus soutenable, il a choisi cette journée, ô combien symbolique pour venir s’excuser de son forfait et se mettre en règle avec sa conscience.

Et tandis que Michel, dans son uniforme d’apparat, se mettait au garde-à-vous devant le monument aux morts aux côtés de Philippe en tenue de pompier, je te regardais tapoter frénétiquement sur ton téléphone portable. Pas facile de s’excuser et c’est sûr qu’en cherchant bien sur Internet, doit y avoir des formulaires tout prêt. Tu en as mis du temps, tu dois pas être fortiche en informatique parce que visiblement, t’as rien trouvé. Alors tu es resté là, les mains dans les poches, ton écharpe d’adjoint au maire en bandoulière… du mauvais côté. Là aussi, ça aurait valu le coup que tu fasses un saut sur Internet pour apprendre comment porter l’écharpe. Manque de bol, t’avais tout misé sur la gauche et c’était sur l’épaule droite qui fallait la placer.

Quand ça veut pas, ça veut pas.

Fouille un peu plus et tu découvriras même que l’écharpe, selon le protocole, tu pouvais la laisser au fond de ta poche. Car, et sans vouloir t’enfoncer, tu ne devais pas la porter puisque le maire serait bientôt présent avec la sienne.

Patrick, dans ta situation, à savoir se retrouver seul avec une charmante compagne dans un cimetière plein de gens au mieux indifférents, au pire hostiles à ta présence vu que l’ancien combattant du village qui se tient devant toi, tu l’avais accusé un an et demi plus tôt en public d’être un pédophile, moi, à ta place, je me serais cherché vite fait une tombe vide et aurais sauté dedans.

Mais toi, Patrick, tu ne l’as pas fait. Tu es resté parmi nous, un peu à l’écart mais parmi nous. Tu ne t’es pas défilé même pendant que Michel et Philippe se tenaient au garde-à-vous devant le monument dédié aux anciens combattants du village.

La première fois qu’on s’est rencontré Patrick, c’était devant la cave coopérative, un dimanche, pendant les vendanges. Je prenais en photo les mains des coopérants et toi tu déboulais en catastrophe pour dépanner en urgence la cave qui avait un gros souci mécanique. Une fois la panne réparée, tu avais accepté d’être pris en photo. Et puis tu étais reparti du côté des Canelles aussi discrètement que tu étais venu. Tu as été la première main que mon amie photographe et moi avions photographiée. Plus tard, je t’ai envoyé un tirage de ta paluche et tu m’en as remercié. Je me suis dit ce jour-là qu’ils avaient bien de la chance au village d’avoir un gars comme toi, prêt à dépanner les autres, même un jour férié.

Je t’ai revu plus tard te promener avec une petite fille. J’ai supposé que c’était ta fille ou petite-fille. J’ai vu beaucoup de tendresse dans ton regard et ça confirmait l’impression que j’avais de toi. Ce gars-là, c’est de la bonne graine, un bon voisin et un bon père de famille.

Va savoir pourquoi, un jour de mars deux mille vingt, tu t’es senti obligé d’accuser en public un de tes concitoyens de pédophilie, va savoir quel démon t’avait poussé à calomnier du pire des crimes ton prochain, à fortiori sans preuve, juste la parole d’une vieille bigote aigrie et que, par ailleurs, tu vénérais ?

Toujours est-il que ces mots ont été prononcés par toi.

Terribles mots.

Comment réagirais-tu si à mon tour je t’accusais de pédophilie sous prétexte que je t’ai vu une fois, marchant seul, main dans la main avec une enfant ?

Pose-toi la question Patrick. Sens la colère monter en toi et pense à Michel Dupas.

Voilà ce que tu lui as fait.

Les minutes passent, sans doute interminables, ton écharpe de traviole, ta compagne qui semble vouloir s’en aller et toi, toujours en train de tapoter ce maudit téléphone portable ! Mais nom de Dieu Patrick, c’est pas Google qui va pondre à ta place ce putain de mot d’excuses que Michel attend depuis 618 jours ! Fais-toi confiance et lance-toi ! Dis-le que tu regrettes de l’avoir calomnié en public, dis-le que tu es allé trop loin, dis-le que calomnier c’est indigne et que toi tu voudrais bien recouvrer ta dignité.

Demande juste pardon.

Des conneries, on en fait tous, tu ne seras pas le dernier. Prouve juste que le courage que tu trouves pour rester seul parmi nous peut aussi te servir à trouver les mots justes.

Aie confiance en toi et lâche-toi !

Ben, non.

Lâche, toi ? J’y crois pas. Mais, comme me le répétais parfois une amie : « T’es têtu, tu t’entêtes et t’as tort ». Une ritournelle de gamin Patrick, rien de plus. Des gamins dans la cour d’école. Un petit groupe se forme. On choisit une victime, on se rue dessus, on l’assomme et tout va bien. Mais le soir venu, il faut rentrer à la maison. Il se passe quoi si je croise la victime en question ? Le maire, lui, change de trottoir et accélère le pas.

Et toi, tu fais quoi ?

Après avoir terminé notre cérémonie au cimetière, nous sommes retournés à pied au village. As-tu essuyé la moindre insulte de la part de l’un d’entre nous ? Je ne crois pas. Nous avons quitté le cimetière, t’y laissant seul avec ta compagne. As-tu vu de la haine dans nos regards ? Je ne crois pas. Non Patrick, ces gens-là n’ont pas de haine. De la rancœur sans doute mais pas de haine. La haine, elle est avec ceux qui défilent derrière le maire.

En remontant vers le centre du village, nous les croisons. Je fais des photos et tandis que le maire arrive à mon niveau, il m’insulte. Je me retourne et lui demande de répéter. C’est toi-même qui m’a dit combien cet homme, qui s’apprête à honorer d’anciens combattants, était courageux. « Pas de couilles » tu m ‘avais dit. Alors il bougonne sans s’arrêter.

En revanche, deux roquets m’interpellent.

Le premier, Bernard Peyre, m’invective tout en m’attrapant le bras. Le même Bernard Peyre qui dix huit mois plus tôt, seul en face de moi, se débinait devant mes questions. Ah, faire partie d’une bande, ça donne des ailes, hein, Bernard. Mais tout seul, d’homme à homme, tu accepterais de répéter ce que tu m’as dit ? Je t’attends. Et sache que je n‘aime pas la violence physique, peut-être parce que je la connais trop bien. Moi, je préfère les mots. Sois le bienvenu. Il y a des insultes qui méritent explication.

Le deuxième roquet, mon préféré, Patrick Gazaniol. Lui, je sais au moins que même seul il osera me répéter ce qu’il m’a dit. Et ce matin, fait peu banal, il a fait l’effort d’articuler ces trois premiers mots, qui semblaient l’exciter : « Trou du cul ». Et tandis qu’il éructait, je regardais cet orifice qui lui servait de bouche, s’ouvrir et se fermer. A t-on jamais entendu un cul s’annoncer avant de péter ? Patrick, lui, avait ce talent. Et parmi tous les péteux qui escortaient le maire, lui au moins se permettait de flatuler tout en marchant. Grâce lui en soit rendue.

C’est sûr, il y a des baffes qui se perdent.

Le petit cortège s’éloigne après que l’adjointe au maire, l’écharpe en bandoulière, ait lâché une dernière caisse en direction de notre groupe. Avec celle qu’arbore le maire, ça fait une écharpe de trop. Visiblement, et malgré trois mandats à la mairie, aucun d’eux n’a pris le temps d’étudier le protocole. A quoi bon ? Je suis maire et je fais ce que je veux. Et je vous emmerde !

Sacré Gégé..

La petite bande t’a finalement rejoins au cimetière, Patrick. J’ai appris qu’un drapeau tricolore avait fini dans la gadoue. Tout un symbole, non ?

Patrick, on est pas meilleur ou moins bon que toi. Moi-même, j’ai été lâche, j’ai menti, j’ai triché aussi. Et peut-être que demain, sous la contrainte, ou par simple confort, je répéterai les erreurs du passé. Je ne suis, comme toi, qu’un être humain et je compte sur la bienveillance de mes congénères pour me pardonner si un jour, à nouveau, je faillais.

Il faut que tu saches que cette bienveillance est partagée par tout ceux qui aujourd’hui ont accompagné Michel aux monuments. Je n’ai entendu aucune parole aigre ou amère à ton égard. Reconnais avec moi que personne ne t’a insulté ou pire, violenté. Tu étais en présence de bonnes personnes. Reconnais au moins cela. Michel, que je ne connaissais pas avant toute cette affaire, est une bonne personne. Sa main est toujours tendue ; donne-toi les moyens de lui tendre la tienne. Toi, moi, le reste de l’Humanité, nous sommes les mêmes.

Il faut juste que nous apprenions à nous retrouver.

Alors sois le bienvenu parmi ceux qui sont prêts à te pardonner comme eux-mêmes ont été pardonnés.

Et des deux côtés, nous nous grandirons.

Amen,

9 commentaires

  1. En attendant il n’y a toujours pas de photo, mais bonne nouvelle nous avons un écrivain public ( peut-être pas au service de tous)
    Christian Conte

  2. Si je comprends bien monsieur Mary, les trou du …. doivent quitter le village . Monsieur Robert ne dit pas autre chose avec ceux qui deviendraient des fléaux.
    Je résume , ceux qui ne pensent pas comme monsieur Mary et monsieur Robert doivent être bannis du village.

    Christian Conte

  3. Voici ce que je veux dire.
    Ou est donc l’image pédopornographique dont beaucoup parle au village?… à l’origine de toute cette affaire!!
    Dans l’état actuel des choses elle n’est que dans l’imagination de certain et n’a aucune matérialité.
    Voici les deux liens pour se procurer une image supprimée sur Facebook et Messenger, que j’ai adressé le 8 août 2020 à madame Bertaudon, sans retour de celle-ci.
    https://www.apowersoft.fr/recuperer-messages-supprimes-messenger.html
    https://www.youtube.com/watch?v=4VtJIF5a7fE

    Je m’exprime à présent sur le 11 novembre que je n’ai célébré qu’une seule fois dans ma vie et à Embres, Mon grand-père figure sur le monument aux morts d’Embres.
    Lorsque j’ai interrogé ma mère sa fille, sur le 11 novembre 1918, j’ai découvert une immense détresse. J’en ressens encore un serrement de coeur devant son effroi qui ‘est resté gravé dans ma mémoire. Elle avait 10 ans ce 11 novembre 1918.
    1914-18 un rejet massif de l’autre qui atteint des sommets. Une guerre d’une inutilité totale et d’une catastrophe absolue.

    Christian Conte

  4. Bonjour voisins et amis d’Embrès & Castelmaure,
    je suis d’un village voisin et heureux d’y habiter depuis quelques années. Je connais votre village et l’apprécie pour diverses raisons. Il est bien dommage de lire ces propos qui n’apaiseront jamais l’ambiance détériorée qui vous anime depuis quelques temps. Je pensais que l’humain était capable de conciliation et d’apaisement … mais quel naïf suis-je ! Essayez de vous retrouver autour d’un bon repas, sans chercher à vous excuser mais « en enterrant la hache de guerre et en passant l’éponge » , car comprenez bien qu’un jour … nous ne serons plus, comme vous, sur cette terre, que des souvenirs et autant qu’ils soient bons . Il est temps de profiter de la vie, il y a tant de bonheur à découvrir autour de vous.

    1. Bonjour monsieur,
      Si vous pouviez donner votre nom cela serait bien .
      Vous semblez ignorer qu’une cabale a été organisée aux municipales de 2020 sur Embres, par 5 personnes toutes actuellement élues. Il vous faut lire Embres, un village contaminé par la rumeur – sur ce blog.
      Embres à voté au deuxième tour des communales de 2020 à 95,4% ( source du journal Le Monde) dans une période où l’abstention a atteint le record en France de 58% ( source Le Monde ci-dessous)
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/06/29/au-second-tour-des-municipales-abstention-record-et-percee-ecologiste_6044563_823448.html
      Prenez le temps de lire cet article du blog et si vous avez une réponse à m’apporter sur ce chiffre de 95,4% je vous lirai .
      Une cabale qui aurait pu conduire à la mort d’une personne
      Christian Conte

  5. Mr Bonfils, que d’eau vous apportez à mon moulin ce qui pour la première fois m’engage à vous répondre. Ne vous y trompez pas, mr Bonfils, je n’étais pas présent à ce rassemblement mascarade de commémoration pour m’excuser mais bien présent devant vous tous, droit dans mes bottes, en signe de protestation silencieuse et c’est donc bien pour cela que j’ai sciemment mis mon écharpe à l’envers. Sachant bien que vous ne manqueriez pas de me prendre en photo, je me suis bien mis dans votre ligne de mire.
    Vous m’accusez dans votre tissus de mensonges d’avoir traité Mr Dupas de pédophile, ce qui est faux, je n’ai jamais prononcé ce mot à son encontre, juste un « vous êtes lamentable » comme mot de sortie. Ce n’est pas la même chose entre dire vous avez mis une photo pédopornographique sur le site de Jacqueline ( vous, vous osez l’appeler vieille bigote), des insanités sur l’église que de le traiter de pédophile.
    Comme je l’ai déclaré en gendarmerie sur ma déposition, je n’étais pas le seul à avoir vu cette photo ignominieuse, une autre personne qui ne voulait pas s’impliquer grâce à vos récents écrits à son encontre m’autorise aujourd’hui ici à divulguer son nom, Monsieur Gazaniol Patrick, personne bien connue dans son village pour sa franchise, son honnêteté et sa probité.
    Comme vous dites, je suis cet homme reconnu pour mon sérieux et mon travail, je me suis mis au service de nos concitoyens et je m’y emploie, pas du tout le genre à traiter qui que ce soit des mots dont vous m’accusez, qu’y faites-vous dans notre village à part semer discordes et zizanies…
    Mr Dupas demande des excuses ?
    Comment ose-t-il demander des excuses, il le sait très bien lui que ce mot n’est jamais sorti de ma bouche, lui qui le lendemain de mon accusation pour justifier l’ignominieuse photo sur le site Facebook s’est rendu avec son épouse en mairie devant Monsieur le Maire, je cite « je fais partie d’une association qui dénonce les pédophiles que j’envoie ces photos sur Facebook aux gens que je connais pour qu’ils m’aident à les faire arrêter », il ne vous l’a pas raconté celle-là le glorieux personnage ?
    Des excuses ! C’est bien à lui d’en demander à Jacqueline pour son outrage à cette femme extraordinaire de 80 ans, à moi-même pour m’avoir envoyé en gendarmerie sous fausse accusation et à nos concitoyens pour tout ce tapage autour de son mensonge.
    Voilà bien une bonne personne Mr Bonfils, une bonne personne qui a besoin de votre plume pour défendre son sois-disant honneur, votre plume, Mr Bonfils, plume d’un écrivaillon de faussaire, affabulateur aux basses arrières pensées dont on ne peut dire que la prose soit de qualité, ni la syntaxe ni même le vocabulaire ordurier par moments, qui discrédite moins celui qu’il vise que celui qui l’emploie.
    Vous n’étiez pas présent ce jour dans cette salle, vous vous basez seulement sur trois personnes sur une salle d’une quarantaine de personnes qui ne m’ont bizarrement pas entendus proférer ce mot, trois personnes ! Mr Dupas, son épouse et un voisin qui écrit sur vos pages en mensonges qu’il soutient entièrement Mr Dupas.
    J’apprends alors que je vous répond que vous vous seriez fâché avec une de vos voisines pourtant jadis de votre bord pour lui avoir demandé de faire une fausse déposition sur ce même mensonge. Vous êtes venu chez moi sois-disant en position neutre, je vous ai dit avoir vu la photo , ne jamais avoir traité Mr Dupas de pédophile, quelle neutralité !
    Mr Bonfils, nul n’est à l’abri de vos sarcasmes, de vos propos diffamatoires, seuls vous intéresse votre personne et vos bas intérêts !
    Il suffit Mr Bonfils, fourrez-vous votre plume dans votre trou du … (pour parler dans votre langage) et quittez notre village comme vous avez dû le faire tant de fois en d’autres endroits, il ne s’en portera que mieux.
    Bien peu de personnes ont répondu à votre appel, moins de dix personnes habitant le village!
    Vous vous permettez de me salir sans preuves, vous vous cachez derrière des pseudos pour étaler vos mensonges.

    Moi, je signe de mon nom Patrick Mary

    1. Merci Patrick d’avoir bien voulu répondre à cette lettre ouverte.

      L’article 19 du code de procédure pénale fait obligation aux maires d’informer sans délai le procureur de la République de tout crime, délit et contravention dont ils ont connaissance en leur qualité d’officier de police judiciaire.

      Plutôt que d’informer immédiatement le procureur de la République, le maire a choisi, avec ses colistiers, de jeter en pâture le nom de Michel Dupas lors de la réunion publique d’information de la liste d’opposition. Et c’est toi qui, en pensant rendre justice à une amie, a été choisi par tes colistiers pour calomnier un homme en public. La calomnie est un délit, c’est pourquoi une plainte a été déposée contre Jacqueline Bertaudon et toi-même.
      Que tu l’aies accusé d’envoyer des photos pédopornographiques ou tout simplement d’être un pédophile, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est de l’avoir fait en public et pire, avec l’assentiment du maire. Alors que, comme le stipule l’article 19, le maire aurait dû sans délai en informer le procureur de la République..

    2. Alors Patrick Mary, on s’improvise écrivain du jour au lendemain ? C’est curieux, certains éléments de langage me font penser à quelqu’un. Quant à votre signature, je ne doute pas une seconde que ça soit bien la vôtre… En même temps, je peux comprendre que vous ayez besoin de scribe. D’ailleurs, à ce sujet, tenez vous le pour dit, nous aussi, mon époux et moi avons toujours assumé la teneur de nos propos comme Antoine assume les siens de sa propre gouverne personnelle, vous mélangez tout !
      Je vous disais donc que nous assumions, Michel et moi toutes nos déclarations , pour exemple le courrier manuscrit adressé à la sous-préfecture le 12 mars 2020 pour dénoncer vos allégations injurieuses et diffamatoires que vous avez prononcé le 2 mars 2020 devant 57 personnes et non 40 comme vous le souffle je ne sais qui, etc… Puisque dans le texte que vous signez, il est dit, mais je n’insisterai pas sur ce sujet du fait que même si ça prend du temps, tous les éléments sont regroupés chez qui de droit.
      Je persiste, confirme et je signe, à savoir que vous avez bien traité mon époux de pédophile tout en vous dirigeant vers la sortie. L’ensemble de nos témoignages, et croyez-moi, je n’ai pas attendu le 17 novembre 2021 pour les recueillir vont dans ce sens.
      Passons sur ce point, je reviendrai dans un autre temps en détail sur toutes les accusations erronées et totalement infondées que vous mettez en avant afin de réajuster la réalité car, manifestement, vous prenez un malin plaisir à nier l’évidence, vous contournez systématiquement ce qui s’est réellement passé. Juste une question fondamentale, mais, bon sang de bon sang, elle est où cette soit disant photo dont vous faites allusion et que vous n’avez jamais retrouvée et, que même la gendarmerie n’en n’a pas pu trouver trace ?
      Tenez vous bien Patrick Mary et entendez le bien Patrick Mary, je ne vous laisserai pas nous salir d’avantage, encore moins nous traîner dans la boue comme vous le faites, je vais m’employer à y remédier de façon à faire cesser vos accusations diffamantes à répétition. Je ne sais pas ce qui vous anime à ce point, hormis le sentiment de haine que vous nous portez à mon époux et moi.
      J’en ai eu à nouveau un exemple de l’écart de comportement que vous avez manifesté de manière odieuse et malfaisante, c’est là ou je souhaitais en venir ce soir. Je m’explique donc sur la mauvaise conduite dont vous avez fait preuve une fois de plus à mon égard, à savoir, je prends le temps de décrire la scène:

      J’assistait pacifiquement au conseil municipal du 9 décembre dernier pour pouvoir m’exprimer et poser quelques questions en points divers, notamment, comme le stipulait l’ordre du jour, « la reconduction de la convention passée avec le cabinet d’avocats HE & C » .
      Je me suis adressée directement au maire comme il se devait et, à la fin de ce conseil, vous, Patrick Mary, l’homme fusible que vous êtes, pire encore, le chien de garde, vous m’avez agressée verbalement en me hurlant dessus tout en me traitant de mythomane à plusieurs reprise ainsi que mon époux qui n’était pas présent. Rien ne justifiait une telle invective d’une extrême envergure vis à vis de moi du fait que ça n’avait aucun rapport avec le dit conseil. Face à vos propos qui m’ont bien sûr fait violence, je me suis autorisée à vous demander de bien vouloir baisser le ton.
      Il faut que vous l’entendiez, vous faisiez allure, minable de chien enragé, tel un pitbull. Ce que je trouve d’ahurissant, c’est que vous avez reproduit et employé le même scénario avec des similitudes incroyablement ressemblantes, à savoir, que tout en prenant la sortie, vous m’avez littéralement vociféré dessus de la même manière que vous l’avez fait envers mon époux le 2 mars 2020.
      Ce qui était d’autant plus fou de votre part, c’est que vous étiez totalement à côté de vos pompes si je puis m’exprimer ainsi étant donné que vous étiez hors sujet pour le coup.
      Une fois de plus, vous avez démontré à quel point vous pouviez dépasser certaines limites inacceptables en public , vous devez très certainement avoir la conscience peu tranquille pour en arriver à ce stade là.
      Permettez moi de rajouter pour finir que pour un adjoint à la mairie de notre village, un tel comportement vous déshonore totalement. Il va falloir vous calmer sérieusement ou bien vous faire suivre médicalement si besoin était, tel est mon avis.

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