Archives mensuelles : novembre 2020

Divagation

Divaguer, définition du dictionnaire Petit Robert : Dire n’importe quoi, ne pas raisonner correctement.

Ah, le joli mot.

Le maire reconnaît enfin qu’il y a des problèmes de divagation sur la commune. Manque de chance, il pointe les mauvais coupables : les chiens du village. C’est commode : un chien, ça ne parle pas mais ça aboie. Ce qui semble déranger Gégé. Vite, un petit papier dans les boîtes aux lettres pour prévenir la population qu’une société spécialisée dans le ramassage des animaux errants s’occupera de leur clouer le museau.

La société en question, le groupe Sacpa, a été notamment condamné en 2016 à 7.500 euros d’amende, dont 2.500 avec sursis, pour « transport d’animaux à but lucratif sans agrément et sans autorisation ». 24 chiens avaient été retrouvés morts étouffés et déshydratés dans un de leurs camions. Au cas où votre chien finisse dans l’un de ces véhicules et qu’il en réchappe, il vous en coûtera 291,50 euro pour le récupérer.

Mais quelle idée aussi d’avoir un chien qui aboie !

Au lendemain de sa réélection, le maire dans son communiqué affirmait le besoin de retrouver calme et sérénité dans notre village. Il comptait, pour y parvenir, consulter l’avis de chacun.

Une divagation de plus, sans doute.

Michel Dupas devant le monument aux morts, 11 novembre 2020

Garde-à-vous

Un rameau d’olivier surmonté d’une large croix de guerre coiffe la colonne en ciment blanc. A sa base, une plaque en marbre porte l’inscription “La commune d’Embres & Castelmaure reconnaissante à ses enfants morts pour la patrie”. A quelques mètres, un homme en costume sombre portant béret et décorations, se tient au garde-à-vous, le regard droit et fixe.

Au pied de l’édifice, une couronne de fleurs vient d’être déposée par le maire, venu quelques minutes plus tôt avec ses adjoints commémorer la signature de l’Armistice et l’ensemble des morts tombés pour la France. Michel Dupas, sous-officier parachutiste à la retraite, contrairement aux années précédentes, n’a pas été convié à les rejoindre. Avant d’aller rendre hommage à ses frères d’armes, il s’est posté devant l’entrée principale du cimetière et attend sagement son tour. Un adjoint arrivé en retard ose à peine le regarder, franchit la grille d’entrée, plonge une main dans sa poche pour en sortir comme il aurait fait d’un mouchoir une écharpe tricolore et rejoint ses collègues. C’est le même homme qui neuf mois plus tôt l’avait calomnié en public.

Michel ne bronche pas. C’est un militaire. Il est venu rendre hommage à ceux qui comme lui ont risqué leur vie au service de la France. Les autres peuvent bien porter l’écharpe en cartouchière, cela ne fera jamais d’eux des anciens combattants. Le discours d’usage une fois récité suivi par quelques minutes de recueillement, les voici sur le départ. Certains empruntent à nouveau l’entrée principale, d’autres, à commencer par le maire et son adjointe, préfèrent s’échapper par un petit portillon à l’arrière du cimetière. Après avoir salué le courage de ceux qui sont morts dans les tranchées, ils n’osent pas affronter le regard de celui qu’ils ont voulu trainer dans la boue.
Michel est maintenant seul face au monument. Il se tient droit et fier. Comme il l’avait été avec le maire quand ce dernier par trois fois lui avait proposé de rejoindre sa liste aux dernières municipales et que par trois fois, il avait refusé. Droit et fier, il l’est resté malgré les accusations calomnieuses portées contre lui neuf mois plus tôt par ceux qui lui en voulaient tant d’avoir rejeté pourtant poliment cette proposition.

Le soleil fait scintiller les médailles qu’il porte à la poitrine. Après un dernier salut, il quitte le monde des morts et rejoint celui plus trivial des vivants. Au loin, la petite clique regroupée autour de leur élu se perd en palabres. Il n’y prète aucune attention, se masse le coude fracassé l’été dernier par un habitant du village. En bon militaire, une fois de plus, il la ferme et encaisse, confiant en la justice qui lui sera un jour rendu.

Confiant sans doute aussi en ses amis qui ne sont pas venus.

Aussi, et malgré un grand ciel bleu, voir cet homme digne et courageux dans son costume sombre s’éloigner seul du cimetière est d’une grande tristesse.

Devoir de mémoire

9 mois.

Cela fait maintenant 9 mois que l’un de nos anciens combattants s’est fait calomnier en public avec la complicité du maire, Gérard Bénézis.

Cela fait 9 mois que ce vétéran et ceux qui le soutiennent attendent des excuses publiques.

Cela fait 9 mois que le maire manque à son premier devoir, celui du respect qu’il doit à tous ses administrés, sans exception.

Cela fait 9 mois que le maire, en refusant de s’excuser pour ce manque de respect nous prouve qu’il n’a pas le courage nécessaire pour servir son mandat.

Représenter le village lors des commémorations du 11 novembre exige le plus grand respect pour ceux qui ont défendu le drapeau, qu’ils soient tombés ou non au champ d’honneur.

Monsieur le maire, tant que vous n’aurez pas produit ces excuses, vous ne serez pas digne d’honorer la mémoire de ceux qui sont morts en servant notre patrie.

Reconfinement : Gégé se lance dans la télé réalité

Au début de l’automne, alors que la plupart des Embrésiens s’affairaient dans les vignes, le maire en profitait pour placer en douce des caméras dans le village, sans prévenir son conseil municipal. (Lire le compte-rendu édifiant du 8 octobre, http://www.embres-castelmaure.fr/conseil-municipal/compte-rendu-seance-jeudi-08-octobre-2020).

Des caméras pour “surveiller des choses bizarres”..

C’est le seul motif que le maire a été capable d’invoquer pour justifier la pose de ces caméras. Comme à son habitude, il se refuse à davantage d’explication et rejette la responsabilité sur les autres, en l’occurrence les gendarmes qui lui auraient conseillés de s’équiper en vidéosurveillance. Il faut donc que les habitants du village acceptent sans broncher que leur mairie dépense 4 600€ qu’elle n’a pas, sans raison précise.

Bénézis plus sécuritaire qu’Estrosi !

Avec une caméra pour 38 habitants, le village d’Embrès arrive premier haut la main au palmarès des communes les plus surveillées de France, très loin devant Nice qui n’a qu’une caméra pour 130 habitants. En évoquant des “choses bizarres”, le maire voulait-il suggérer l’apparition de quelques radicalisés sur la commune ?

Il voit des barbus partout

A commencer par Julien et Christophe, dits Juju et Jésus les deux Jihadistes du village, en croisade contre la saleté, les culs de poules et les mauvaises herbes. Déjà régulièrement pris en filature par la première adjointe, les deux employés municipaux sont désormais sous la surveillance étroite de deux caméras vidéo placées au-dessus de leur hangar. Au premier tapis suspect chargé dans leur camionnette, au premier grain de couscous retrouvé dans leur casier et c’est l’inscription au fichier S ! Une troisième, placée à l’intérieur du local des chasseurs permet probablement de s’assurer que ces derniers n’ont pas renoncé à manger du sanglier. Si c’était le cas, la viande de cochon étant considérée impure par les musulmans, ce serait un signe flagrant d’islamisation. Et hop, fichier S les viandards ! Quant à la quatrième, elle surveille non seulement le parking qui ferait un lieu de prière idéal avec son orientation plein est, mais également les conteneurs à poubelle, souvent utilisés pour cacher des engins explosifs par les fous d’Allah..

Souriez, vous êtes fliqués..