Archives mensuelles : avril 2021

Dehors, le maire d’Embres & Castelmaure !

Le “maire sans couilles”* a osé porter plainte

L’adjudant de gendarmerie chargé de l’enquête tire délicatement sur les élastiques de la pochette cartonnée et en sort un petit paquet de feuilles A4 sur lesquelles ont été imprimées les objets du délit. En face de lui, l’accusé, après avoir eu ses empreintes relevées, son visage photographié de face et de profil, répondu à une liste exhaustive de questions sur son identité, patiente assis sur sa chaise. Il va enfin connaître les raisons qui ont amené Gérard Bénézis, le maire d’Embres & Castelmaure à porter plainte contre lui.

Le sous-officier de gendarmerie extirpe une première page, la pose devant le suspect et lui demande avec un large sourire s’il est l’auteur du dessin qui y figure. Après avoir acquiescé, il est tout aussi aimablement prié d’en expliquer le sens car vraisemblablement, le maire et son adjointe eux, ne l’ont pas compris. Et depuis le 2 novembre 2020, date de sa publication, ils vivent dans l’angoisse d’interprétations salaces que leur conjoint respectif pourraient en faire. Le cœur barré d’une flèche tatoué sur l’épaule du maire avec le nom d’Evelyne dessous suppose-t-il une relation extra-conjugale entre les deux élus ? L’adjointe habillée d’une tenue en cuir un fouet à la main et les deux cantonniers en laisse évoque-t-il ses déviances sexuelles ? Le gendarme note chacune des réponses sans se départir de son large sourire. Ça doit lui changer des plaintes pour violence conjugale.

Arrive alors le dessin publié le 2 novembre 2020 sur le blog Les Voix de Castelmaure. Le ton jusqu’ici badin de la conversation s’alourdit d’un coup. On y voit la statue d’un poilu de 14 uriner sur le maire tandis qu’il dépose une gerbe de fleurs à ses pieds. La caricature résume à elle seule l’origine de la création du blog. Tout y est. Il faut, comme les précédents, à nouveau en expliquer le sens comme si le maire, là non plus, n’avait pas compris. Ce n’est décidément pas par hasard s’il est coiffé sur chaque dessin d’un bonnet d’âne. L’enquêteur tend l’oreille. La voix de son interlocuteur se fait plus solennelle. Il doit rappeler les grandes lignes du tout premier article publié le 13 avril 2020 sur son blog : “Embres, un villages contaminé par la rumeur” et consulté près de 4 000 fois par les internautes. Un article basé sur des faits relatés par le maire lui-même au cours de deux interviews aimablement accordés à son auteur. Des faits accablants pour l’élu et ses colistiers.

Salir l’honneur d’un homme pour se faire élire à la mairie

Le 2 mars 2020 se sont réunis chez Jacqueline Bertaudon Gérard Bénézis, Evelyne Xicola, Patrick Mary, Bernard Peyre, Brigitte Robert, Cécile Sozzi, tous candidats aux élections municipales sur la liste du maire sortant. Lors de cette réunion, et comme l’a reconnu Gérard Bénézis, réelu maire depuis, ils ont décidé de diffamer en public l’un des candidats de la liste d’opposition, Michel Dupas. Patrick Mary s’est porté volontaire pour faire le sale boulot. Au cours de la réunion publique d’information organisée par la liste d’opposition au foyer municipal du village, il s’est donc levé pour l’accuser devant l’assemblée de pédophilie. Le maire, présent et complice n’a pas réagi, bien au contraire. L’après-midi même, il s’est rendu à la gendarmerie de Narbonne avec Jacqueline Bertaudon pour porter plainte contre Michel Dupas pour diffusion d’images pédophiles. Après enquête, la plainte portée sans la moindre preuve a été classée sans suite. En revanche, celle déposée par Michel Dupas pour diffamation contre Patrick Mary court toujours, plusieurs témoins ayant confirmé par écrit ses accusations portées lors de la réunion. Lui, nie farouchement les avoir prononcées et continue de clamer qu’il n’a jamais traité Michel de pédophile. Evelyne Xicola et Bernard Peyre eux n’ont pourtant pas hésité à répéter ses mots que Patrick Mary n’aurait soit-disant jamais prononcés pour invectiver leurs opposants en les accusant de soutenir une liste favorable aux pédophiles. Au-dessus de ce marigot puant, le maire, bien à l’abri derrière son statut d’élu s’est vu, grâce à ces calomnies, reconduit pour cinq ans dans ses fonctions. Depuis, voir ce personnage et ses complices lors des cérémonies officielles parader dans le village, l’écharpe tricolore en bandoulière, donne à certains la nausée, à commencer par l’auteur du blog. Le gendarme regarde ce dernier marquer une pause dans sa déposition comme s’il était effectivement pris d’une envie de vomir. Après un temps d’arrêt, le ton change. Fini la rigolade et les explications de texte sur ses blagues de potaches. Les maires pourris, il y en a toujours eu, de Tibéri à Balkany en passant par Bénézis, on s’habitue.

Ou pas.

Certains ne s’habituent pas et ne s’y habitueront jamais.

En mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour ce drapeau, de tous ces maires démis de leur fonction par Vichy pendant la seconde guerre mondiale, de toutes les femmes et les hommes qui sont restés droits et fiers dans leur combat pour la France, pour ces trois couleurs qui représentent tout ce que le maire d’Embres & Castelmaure n’est pas, notre devoir est de refuser de s’y habituer.

Aux habitants du village de choisir désormais leur camp.

Le sous-officier de gendarmerie frappe sur son clavier, relit à voix haute pour être certain de n’avoir rien oublié puis encourage son interlocuteur à continuer.

Cela fait plus d’un an qu’un homme, un ancien sous-officier de l’armée française, attend des excuses de la part du maire et de ses colistiers. Gérard Bénézis et son adjointe salissent les uns, manipulent les autres à coup de mensonges et de calomnies en totale impunité. Leur crime est allé jusqu’à tenter de salir l’honneur d’un ancien combattant. Leur infamie doit être punie. Le gendarme ne tique pas. Il a reçu quelques jours auparavant l’élu et son adjointe venus porter plainte contre Les Voix de Castelmaure pour outrage à personne chargée de mission de service public. Ces derniers semblent ignorer le droit à la caricature comme ils ignorent les valeurs de la République. Sourds au récent rappel d’Emmanuel Macron sur ce droit intangible de notre démocratie, Ils osent le contester et veulent faire condamner ceux qui en font usage. Ils se prétendent calomniés par ceux-là même qui dénoncent la calomnie. Or chaque texte et chaque caricature publiés sur Les Voix de Castelmaure se basent sur des faits avérés et prouvés. Le maire et son adjointe le savent mieux que personne puisqu’ils sont à l’origine de ces faits. Le maire lui-même en a reconnu une partie lors de cet interview accordé à ce site. L’adjudant demande à son interlocuteur s’il compte poursuivre ses publications. Tant que le maire et son adjointe seront à la mairie, leurs agissements contre le village et ses habitants seront dénoncés sur le blog. Tant qu’aucune excuse publique n’aura été produite à l’encontre de Michel Dupas par les colistiers du maire, l’auteur du blog continuera à les réclamer.

Le gendarme fait relire la déposition. Cette plainte a-t-elle au moins une chance d’aboutir, est-il seulement envisageable qu’une confrontation ait lieu en face d’un juge et que ce soit Gérard Bénézis et son adjointe qui au final soit comme de juste condamnés ?

Car non seulement le maire est un menteur mais aussi un pleutre. Pas une seule fois il a cherché à entrer en contact avec le responsable des Voix de Castelmaure. A aucun moment il n’a cherché à justifier ses agissements. Pire, lorsqu’il a été sollicité par téléphone pour s’expliquer sur sa décision d’installer des caméras dans le village – décision prise sans en informer le conseil municipal et pour un montant de 4600€ – il s’est refusé à en donner la raison et mis fin sèchement à la conversation. Et lors d’un conseil municipal, pourtant ouvert au public, lorsque Marie-Louise Dupas et l’auteur de ce blog ont voulu assister au conseil, il a été pris de panique et prononcé en toute illégalité le huis-clos sous l’œil ébahi du vice-président du conseil départemental présent ce jour-là. Belle image pour le village.. Patrick Mary avait raison lorsqu’il déclarait que “le maire n’avait pas de couilles”*. Sur ce point-là au moins, il n’avait pas menti.

Menteur, pleutre et incompétent. Cela fait plus de dix ans que l’église Saint-Félix s’effondre, que les devis de réparation s’accumulent et leurs montants se multiplient. A coup de mensonges, le maire en rejette la responsabilité sur d’autres. Il a pourtant entamé son troisième mandat. Dix ans sans rien faire. Le seul responsable de ces retards à répétition, c’est lui. Le patrimoine du village peut bien s’écrouler, la chapelle romane du XIIe siècle s’effondrer, il s’en fiche. Ceux qui, au fil des ans se sont penchés sur le dossier le confirmeront volontiers.

“Ne pas réagir, c’est se rendre complice du crime d’autrui”.

Combien de temps les habitants d’Embres & Castelmaure pourront encore tolérer d’être représentés par un tel personnage ? Un fourbe sans honneur qui n’hésite pas à cracher à distance et bien à l’abri sur un ancien combattant, à mentir à ses administrés, à fuir devant leurs questions, à se défiler devant ses responsabilités ? Il est désormais temps de prendre parti. Soit cautionner les agissements de ce sinistre individu, soit appeler à sa démission. Il n’existe pas d’autre alternative. A moins d’accepter un jour d’être à son tour calomnié comme l’a été si honteusement Michel Dupas.

Et laisser ce village s’enfoncer dans la honte.